Les Artistes :

Enrico Macias.  (né en 1938 à Constantine) De son vrai nom Gaston Ghrénassia, Enrico Macias est né au sein de la communauté juive de Constantine. « J’ouvre les yeux sur le violon de mon père » dira-t-il plus tard pour évoquer sa naissance et son enfance dans le berceau du « malouf ». Il eut comme il le dit lui-même une « scolarité chaotique ». Fait le lycée d’Aumale (1954) avant de partir en France en décembre 1958 à Fontainebleau et revenir deux ans plus tard bachelier avec des sentiments contradictoires ne sachant que faire au milieu d’une tragédie qui dure déjà depuis un peu plus de six ans. L’exécution en 1961 de Raymond Leyris, son maître de musique, son maître à penser et son beau-père, provoque en lui un profond désarroi accentué par l’exil. Gaston le petit juif de Constantine qui décida de devenir le « Tino Rossi des Pieds-Noirs » s’imposa par son travail et son talent comme l’une des plus grandes stars populaires de la chanson française. Après 40 ans passés en France, le poignant interprète de l’éternelle complainte « O quelles sont jolies les filles de mon pays » n’oublie rien de son pays natal et dans son récent livre « Mon Algérie », il parle de ses blessures et des malentendus concernant ses prises de position politiques. Il veut être un homme de paix et de réconciliation.

 

Daniel Auteuil : 1950 Alger.

Sa vocation de comédien est née dans les coulisses des théâtres où il suivait son père chanteur d’opéra. Inoubliable interprète du rôle d’Ugolin auprès d’Yves Montand et Depardieu dans Manon des sources et Jean de Florette  de Claude Berri d’après Marcel Pagnol.

  

Guy Bedos est né le 15 juin 1934 à Alger. Il vit avec sa mère et son beau-père qui dirige une scierie. Son enfance se déroule dans l'Algérie coloniale des années 30-40.

Très tôt la dureté avec laquelle sont traités les Arabes par les colons et particulièrement par ses propres parents le révolte et le dégoûte profondément. Il se sent mal à l'aise et n'aime pas sa famille qui le lui rend bien. Plus tard, il déclarera qu'il a passé sa vie à expier les horreurs du colonialisme.

Cette profonde opposition à son milieu d'origine le pousse à fuir très tôt et à se lancer dans une carrière d'artiste. Il commence en 1965 par le music-hall et fait ses débuts au côté de Barbara. Puis rapidement, il abandonne le music-hall et se lance dans une carrière d'humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier. Leur association durera jusqu'en 1975, date à laquelle Guy Bedos se lance dans une carrière solo. Sur scène, il laisse exploser son sale caractère, son cynisme et la rage qu'il porte en lui depuis sa plus tendre enfance. Il devient alors féroce et ses piques prennent une cible bien définie : les hommes politiques dont il dénonce tour à tour l'hypocrisie, la bêtise, la corruption ou encore parfois, l'indifférence.

À côté de sa carrière d'humoriste, Guy Bedos s'est également essayé au cinéma avec notamment Marcel Carné, Claude Berri ou encore Yves Robert, ainsi qu'au théâtre dans des pièces de Bertolt Brecht ou d'Arthur Miller.

Au cinéma il a joué notamment auprès de Jean Rochefort,  Claude Brasseur et Victor Lanoux dans les deux films cultes d’Yves Robert « un éléphant ça trompe énormément » et  « nous irons tous au paradis » où il tient le rôle comique d’un médecin pieds noirs complètement étouffé par Marthe Villalonga inoubliable en mère abusive.

À la ville, il se définit comme un personnage plutôt calme qui passe pour quelqu'un de gentil avec ses proches et les gens qui travaillent avec lui. Il aime sa maison, son petit confort et ses chiens. Il passe l'hiver à Neuilly et l'été dans le Lubéron. Il est fier de ses trois enfants, Leslie, Nicolas et Victoria.



Nicole Garcia : 1946 à Oran.

Réalisatrice, Actrice, Scénariste Née le 22 Avril

Parallèlement a sa carrière d’actrice (La petite Lili de Claude Miller  Péril en la demeure Michel Deville, Mon oncle d’Amerique Alain Resnais etc…) elle a réalisé plusieurs films : l’Adversaire avec Daniel Auteuil, Place Vendôme avec Catherine Deneuve et Jacques Dutronc, le fils préféré avec Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau et Un week-end sur deux avec Nathalie Baye.

Marthe Villalonga  est née en 1932 à Fort de l’eau. Elle étudia l’Art Dramatique au Conservatoire d’Alger puis a enchaîné succès sur succès au théâtre, au cinéma ou à la télévision comme spécialiste du sourire et de la bonne humeur avec l’accent pied noir.

Marthe Villalonga, la pétulante, l'irrésistible comédienne qui, depuis le triomphe de La Famille Hernandez en 1957, a semé tant d'éclats de rire sur sa route. Dans son récit autobiographique, Tout simplement, elle nous confie, en toute simplicité, les moments les plus importants de sa longue carrière. Elle évoque les années lumineuses de sa jeunesse en Algérie, parle sans détour de ce qui fut, pour la communauté des pieds-noirs, la grande déchirure de 1962, et nous fait partager ses plus beaux rendez-vous avec le public. Des premiers pas aux premiers succès, de la télévision au cinéma en passant par le théâtre, de Maguy au fameux Coup de sirocco d'Alexandre Arcady, de Croque-monsieur, de Marcel Mithois, à Soins intensifs, de Françoise Dorin, elle déroule pour nous son fil d'Ariane, jusqu'à la montée des marches au festival de Cannes, avec Ma saison préférée, d'André Téchiné. Pas à pas, de l'anonymat à la popularité, elle nous livre avec pudeur ses souvenirs professionnels, ses rencontres, ses galères, son amour profond pour le travail bien fait et pour le public, qui le lui rend au centuple, faisant d'elle une des actrices les plus aimées de sa génération

Roger Hanin.  1925 Alger

Outre sa qualité de beau-frère du président Mitterrand  et de commissaire "Navarro", il a enchaîné les succès dans une carrière commencée un peu par hasard pendant ses études de pharmacie. Il a tourné avec de nombreux réalisateurs, dont Marc Allégret, Visconti, Jules Dassin, Alexandre Arcady. Ce qu’on connaît moins c’est sa carrière d’écrivain : le voyage d’Arsène, les gants blancs d’Alexandre, les sanglots de la fête, l’hôtel de la vieille lune, dentelles.

 

Paul Belmondo 1898 Alger. Sculpteur.

Père de Jean Paul Belmondo, le célèbre acteur français.

 

ET : Marlène Jobert, Jean-Pierre Bacri, Alain Chabat

 

 

 

Les Cinéastes :

Alexandre Arcady : 1947  Alger.

Il a quinze ans lorsqu'il quitte l'Algérie. En tant que cinéaste, il s'attache à dépeindre cet exil et la communauté juive dont il est issu, dans Le Grand carnaval, Le grand pardon, Le coup de sirocco, Là-bas, mon pays,  etc.

 

Tony Gatliff : 1948 Alger. Réalisateur. D’une famille de gitans andalous, a vécu son enfance dans les rues d’Alger qu’il a quittée à quatorze ans. Des souvenirs de sa jeunesse il raconte: "On était près de 500 enfants. On vivait dans la rue, libres. On détestait l'école. On ne voulait pas être enfermés. Les autorités menacent de ne plus verser les allocations familiales à ceux qui n'envoient pas leurs enfants à l'école. Échec. Elles promettent lait et farine aux élèves assidus. Échec encore. C'est l'instituteur, qui trouve la solution. Il achète un projecteur, et toutes les semaines, projette un film qui sert de matière première aux cours. Voilà ma culture cinématographique. Toute ma carrière je la dois complètement à cet instituteur » Primé au festival de Cannes 2004 pour son film « Exils » avec Lubna Azabal et Romain Duris il ajoute "Le film n'est pas né d'une idée, mais du désir de me pencher sur mes propres cicatrices. Il m'a fallu 43 ans pour retourner sur la terre de mon enfance – l'Algérie – 7 000 kilomètres sur la route, en train, en voiture, en bateau, à pied et 55 000 mètres de pellicule".

 

Les prix Nobel :

Albert Camus : Mondovi 1913  Le premier homme le manuscrit qu’il écrivait au moment de son accident a été publié récemment près de 40 ans après sa mort : il y décrit son enfance à Alger.

 

Claude Cohen-Tannoudji : Constantine 1933.

Physicien. Depuis les années 1980, Claude Cohen-Tannoudji étudie un aspect très important de l'interaction entre la lumière et les atomes : les effets de la lumière sur le mouvement des objets et, en particulier, les mécanismes pour refroidir les atomes utilisant la lumière de lasers et les techniques pour piéger les atomes dans des petites régions d'espace vide où les différents rayons de lasers se croisent. Avec son équipe à l'Ecole Normal Supérieure, il est l'auteur de beaucoup de " premières mondiales " dans ce domaine. Membre de l'Académie des Sciences en France (1981), Médaille d'or du CNRS (1996), et en 1997 a partagé le Prix Nobel avec S. Chu et W. Philipps pour ses travaux sur le refroidissement laser. Professeur de Sciences Physiques renommé. Il est co-auteur d'un manuel, mondialement célèbre, sur la Mécanique Quantique et auteur de deux livres sur les interactions entre la lumière et la matière.

Dans son discours lors de la remise du prix Nobel il a insisté sur ses origines de français d'Algérie, importantes pour lui.

Les penseurs :

Jacques Berque est né le 04 juin  1910 à Frenda (Molière), fils d'Augustin Berque, lui-même islamologue, Jacques Berque a profondément marqué les relations franco-arabes et méditerranéennes, en homme de terrain et d'esprit. Il a d’abord travaillé au Maroc (1934-1953), été un expert international en Égypte (1953-1955), puis a été professeur au Collège de France où il a enseigné (1956-1981) l'histoire sociale de l'Islam contemporain. Il est l’auteur d'une vingtaine d'ouvrages et de nombreux articles. Parallèlement à ses études sur les structures sociales des pays du Maghreb ou du Moyen-Orient, à ses analyses du Coran et de la pensée arabe, le professeur au Collège de France intervint très tôt pour dénoncer l'autoritarisme bureaucratique du colonialisme, les méfaits de la guerre d'Algérie, le mépris d'une Europe emmurée dans son arrogance à l'égard des peuples du Sud. Il est mort à Saint-Julien-en-Born, dans les Landes le 27 juin 1995.

 

Jacques Berque a légué à sa ville natale, Frenda sa bibliothèque et les manuscrits de ses travaux.

* Portrait de l'orientaliste Jacques Berque

- sur le site "Périphéries Gens de bien"

- ou  sur "Oasisfle"

 

Louis Althusser( philosophe), 1918-1990 Birmendreis d'une famille d’origine alsacienne. Il est considéré comme un acteur majeur du courant structuraliste  des années 60 avec Claude Lévi-Strauss, Jacques Lacan,, Michel Foucault et Jacques Derrida. De Louis Althusser, on retient surtout les travaux sur le marxisme et l'engagement au sein du parti communiste. Sa démarche philosophique ne saurait être comprise hors de son contexte, abstraction faite d'une pratique politique vouée au mouvement ouvrier.

 

Jacques Derrida :1930 El Biar. Philosophe, ami d’Althusser. Riche d’environ quatre-vingts volumes, l’oeuvre que Jacques Derrida développe depuis presque quarante ans est aujourd’hui reconnue, dans le monde entier, comme une des composantes essentielles de notre modernité philosophique. La " déconstruction ", selon le nom même que le penseur a donné à son travail, déborde le cadre strict de l’étude académique : ses livres portent aussi bien sur le texte de Platon que sur celui du droit international. Un mot d’ordre, cependant : être ouvert à ce qui vient, à l’avenir, à l’autre.

Jacques Derrida, l’un des derniers grands penseurs du siècle, est décédé ce samedi 9 octobre 2004.

Derrida, qui se considérait comme un « survivant » de la génération des années 60, aujourd’hui pratiquement disparue (Althusser, Bourdieu, Foucault, Deleuze, Lacan…), est aussi celui qui a écrit le plus grand nombre de textes et auquel le plus grand nombre d’ouvrages, de commentaires ou de sites Internet sont consacrés.

Toute son œuvre est un dialogue sans fin et sans concession avec la métaphysique occidentale, qu’il a toujours sommée de « s’expliquer » sur ses concepts fondamentaux, en mobilisant la puissance subversive de la littérature, des arts plastiques ou de la psychanalyse.

Derrida sur la toile.

La Politique :

 

Jacques Attali : Alger 1943. fils d’un bijoutier de la rue Michelet. Conseiller de François Mitterrand. Auteur de plusieurs ouvrages politiques. 

 

Ecrivains

Robert Merle, Marie Cardinal, Jean Pelegri, Jules Roy, Emmanuel Roblès ,etc.   

 

La presse :

 

Jean Pierre Elkabach, Jean Daniel, etc.

 

Linguistes

Paul Robert : 1910 - 1980.  Le Grand et le Petit Robert

célébrissimes dictionnaires c’est lui.

et Sophie Moirand dont les ouvrages sur la didactique notamment

du fle sont désormais incontournables...

Et...

Yves Saint Laurent : Oran 1936.  Devenu Roi de la haute couture parisienne après une jeunesse passée dans son pays natal

 

Alain afflelou : Sidi Bel Abbès1948,  il est fou Afflelou, tout le monde le sait, mais il est né "là-bas", chez nous !

 

                       

 

La clémentine : Née en 1892, dans le verger de l'orphelinat agricole de Misserghine, résultat des greffes effectuées par un père blanc, Frère Clément qui n’imagina sans doute pas l’avenir glorieux du petit fruit auquel il a donné naissance.

 

Orangina :  la célébrissime  petite bouteille que l’on secoue est née au cœur de la Mitidja. Léon Béton de Boufarik lui donna naissance après avoir racheté en 1936 le brevet de Naranjina une boisson espagnole à laquelle il a rajouté de l’eau gazeïfiée puis a donné le nom d’Orangina. La première bouteille de verre granulé sort en 51 de l’usine de Boufarik d’où elle connaît ses premiers succès avant d’émigrer à Marseille puis de conquérir le marché mondial.

Je remercie Jacqueline pour sa précieuse contribution.

Plan du site                               1.Frères de terre                                         Accueil